Plan de relance francilien : Présentation par Valérie Pécresse

Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Alexandra Dublanche, Vice-présidente chargée du Développement économique, de l’Attractivité, de l’Agriculture et de la Ruralité, Bernard Cohen-Hadad, Président de la CPME Paris Île-de-France, Didier Kling Président de la CCI Paris Île-de-France et Daniel Weizmann, Président du MEDEF Île-de-France, ont organisé ce mardi 16 mars un webinaire de présentation du plan de relance francilien de 13,8 milliards d’euros.

Bernard Cohen-Hadad, Président de la CPME Paris Ile-de-France, a interrogé la Présidente de la Région Ile-de-France sur l’accompagnement de la région sur le télétravail et le développement du digital dans toutes les activités du quotidien.

Que contient le plan régional de relance ?

Afin de répondre aux nombreux défis économiques, sociaux, sanitaires et écologiques actuels, l’État et la Région ont signé, ce 4 mars 2021, un Plan de relance de 13,8 milliards d’euros pour 2021 et 2022, qu’ils financent à parts quasi égales.

Ce Plan de relance, le plus important de France, soutient les secteurs les plus touchés par la crise en agissant rapidement dans 3 domaines prioritaires.

Transition écologique
Transports en commun

La Région et l’État vont consacrer près de 1,3 milliard d’euros par an à la modernisation et au développement des transports du quotidien, soit +69 % de financements annuels. 

Parmi les projets soutenus :

  • Le prolongement du RER E à l’ouest (Eole),
  • Le programme d’automatisation « Nexteo » des lignes de RER B et D,
  • La poursuite des investissements de modernisation des lignes pour améliorer la régularité et accueillir les nouveaux matériels roulants,
  • Le prolongement du métro 11 à Rosny-Bois-Perrier,
  • Le prolongement du tramway T1 à l’est, de son terminus actuel, Noisy-le-Sec, à Val-de-Fontenay…

La Région et l’État sont engagés aussi dans de grands travaux d’aménagement comme le franchissement urbain de Pleyel, qu’ils cofinancent chacun à hauteur de 20 millions d’euros.

Aménagements cyclables

Alors que l’État consacre 100 millions d’euros de plus sur 2 ans, au niveau national, à la réalisation d’aménagements cyclables, la Région, de son côté, y alloue 25 millions d’euros par an et finance le projet de RER vélo à hauteur de 300 millions d’euros.

Eau, biodiversité, hydrogène, énergies renouvelables, friches

Afin de renforcer leurs outils de lutte contre l’étalement urbain, l’État et la Région ont créé un Fonds friches de 80 millions d’euros, abondé de façon paritaire, pour le recyclage de friches et de fonciers déjà artificialisés.

Au-delà, l’eau, la biodiversité, l’hydrogène, les énergies renouvelables sont des domaines d’intervention prioritaires aussi.

Rénovation thermique des bâtiments

La Région et l’État s’engagent à financer la rénovation des bâtiments publics, d’établissements d’enseignement supérieur ou encore les instituts de formation en soins infirmiers. 

La Région accompagne également les bailleurs sociaux pour faire disparaître les passoires thermiques (logements classés F et G) dans le parc social et poursuit sa politique de développement des quartiers innovants et écologiques.

De son côté, l’État prolonge l’action de la Région sur les copropriétés dégradées avec le volet « copropriétés » qu’il a ajouté en janvier 2021 à son dispositif d’aide à la rénovation énergétique des logements MaPrimeRénov.

Retour à l’intro

Soutien à l’économie
Entreprises et industrie

La Région et l’État ont lancé, dès le début de la crise sanitaire, un Fonds de solidarité pour prévenir la cessation d’activité des petites entreprises, micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales. Ce fonds a permis d’octroyer des aides à 410.000 entreprises en Île-de-France pour un montant total de 4 milliards d’euros.

Par ailleurs, l’État a déployé des actions fortes d’appui aux entreprises en difficulté :

La Région Île-de-France met aussi en œuvre d’ambitieuses mesures pour répondre aux besoins des entreprises :

Sur le volet industriel, une stratégie de redynamisation des filières stratégiques est engagée, en particulier pour les filières automobile et aéronautique, qui emploient près de 300.000 personnes en Île-de-France.

Plusieurs dispositifs copilotés par l’État et la Région visent à encourager les projets de relocalisation et d’implantation de nouveaux sites industriels. 193 projets ont d’ores et déjà été soutenus en 2020 dans le cadre d’appels à projets, pour 120 millions d’euros.

Innovation

Par ailleurs, l’État et la Région cofinancent à hauteur de 110 millions d’euros sur 2021-2022 le dispositif relatif au Programme d’investissements d’avenir (PIA) territorialisé, permettant de soutenir de grands projets d’innovation, de modernisation de la production et d’amélioration de la compétitivité.

Emploi

Sur le volet de l’emploi, l’accord prévoit des aides à l’embauche, le développement de l’offre de formation à destination notamment des jeunes ou encore l’orientation des formations vers des secteurs en tension (bâtiment-travaux publics, sanitaire et social) et d’avenir (numérique). Le Pacte régional d’investissement dans les compétences (PRIC) sera particulièrement mobilisé dans ce cadre.

La Région a engagé de son côté des mesures complémentaires dont :

Cohésion sociale

Le 3e axe du Plan de relance regroupe diverses actions, notamment en ce qui concerne l’accès aux soins et l’accompagnement des plus fragiles, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, et l’égalité femmes-hommes.

Accès aux soins

Parmi les actions conjointes de la Région et de l’État en matière d’accès aux soins, figurent des dépenses d’investissement hospitalier dans les établissements de santé et les Ehpad :

  • 247 millions d’euros du Plan de relance de l’État,
  • Un plan de 1 milliard d’euros pour l’hôpital porté par la Région avec entre autres la création de 500 lits de réanimation et la formation de 3.000 soignants,

Un effort inédit est fait dans ce cadre pour la rénovation des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) : 60 millions d’euros y sont investis sur 2 ans afin d’améliorer les conditions d’études. 

Logement étudiants et jeunes actifs précaires

Afin de venir en aide aux étudiants les plus en difficulté, l’État et la Région cofinancent des projets de résidences destinées aux étudiants et jeunes actifs précaires. Le financement en PLAI des logements étudiants en vue de la production d’une offre à loyer minoré sera encouragé.

Pauvreté 

Dans le cadre du fonds pauvreté de l’État, doté de 100 millions d’euros sur 2 ans, une première enveloppe de 6 millions d’euros va soutenir les associations de lutte contre la pauvreté. L’objectif est double : développer l’accès des personnes en situation de précarité aux biens essentiels et améliorer les infrastructures des associations. Cette démarche est partagée par la Région, qui soutient activement les réseaux associatifs de solidarité finance à hauteur de 4 millions d’euros le réseau des « Maisons Région solidaire », destinées à accueillir les sans-abri du métro et les femmes à la rue. 

Un ambitieux contrat de plan État-Région 2021-2027

Le Plan de relance s’articule avec le Contrat de plan État-Région (CPER) 2021-2027, qui représente plus de 5,2 milliards d’euros d’investissements (à 58% financés par la Région et à 42% par l’État). Cela,sans compter l’effort d’investissement que l’État et la Région poursuivront en matière de transports sur la période 2023-2027.

Les transports et autres priorités

Le CPER 2021-2027, qui sera formellement adopté fin 2021, affiche comme priorités :

  • Les transports et la transition écologique,
  • La recherche,
  • L’innovation et l’enseignement supérieur,
  • La cohésion sociale et territoriale,
  • La culture,
  • L’égalité femmes-hommes.

Parmi ces priorités, l’effort est particulièrement marqué sur le volet transports puisque l’État et la région investiront 2,587 milliards d’euros en 2021 et 2022 par le biais d’un avenant au volet Mobilité multimodale du CPER.

Enseignement supérieur, recherche et innovation

Les engagements de l’État et de la Région en faveur de l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation atteignent un niveau historique pour permettre d’améliorer les conditions d’études des Franciliens. Soutenu à parité à hauteur de 1 milliard d’euros (+26% par rapport au précédent CPER), ce volet permettra d’engager plus de 120 projets de rénovation de bâtiments universitaires, d’appui à l’innovation et de cofinancement d’équipements de recherche.

Culture

La culture, autre élément phare du CPER, est une nouveauté. L’État et la Région y consacreront 100 millions d’euros chacun. C’est un message fort adressé aux acteurs de ce secteur fortement touché par la crise en Île-de-France, alors même que de nombreux établissements sont toujours fermés au public.

Le CPER 2021-2027 sera élaboré de manière détaillée et formellement adopté fin 2021, après consultation des collectivités locales, des autorités environnementales et soumission aux élus régionaux.

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