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La CPME présente aux État Généraux de l’Alimentation

Économie

Les États Généraux de l’Alimentation, annoncés par le Président de la République en juin dernier, visent à relancer la création de valeur et d’en assurer l’équitable répartition, permettre aux agricultures de vivre dignement de leur travail, accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs et promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable.

Le 11 octobre dernier Emmanuel Macron a tenu un discours aux États Généraux de l’Alimentation où il a donné les grandes lignes de la réforme par ordonnance qu’il souhaite mener au 1er semestre 2018 et qui visent à réorganiser le système actuel :

  • Mettre fin aux productions non viables et non rentables, accompagner les producteurs vers des projets d’investissement et restructurer les filières.
  • Valoriser le Label Rouge, les indicateurs géographiques et développer l’agriculture biologique en contrepartie d’une augmentation des prix.
  • Repenser les négociations commerciales où les producteurs devront se regrouper pour constituer un poids dans les négociations et fixer collectivement les prix et volumes négociables où les contrats pluriannuels de 3 à 5 ans deviendront la règle.
  • Ratification du CETA mais en s’assurant que les préconisations du rapport d’experts indépendants seront suivies : reconnaissance de la qualité française, étiquetage des viandes et produits laitiers même transformés, renforcement des exigences sur les modes de production dans les accords commerciaux….
  • Création d’une véritable force d’enquête et de contrôle de la sécurité sanitaire et alimentaire.
  • Mener un effort collectif, encouragé par l’Etat, où les agriculteurs percevront une rémunération viable et où les consommateurs consentiront à payer plus cher pour des produits de meilleure qualité.

 

Les États Généraux de l’Alimentation ne sont pas terminés et la CPME sera particulièrement attentive à défendre la promotion des contraintes règlementaires imposées par la France comme gage de sécurité à l’international afin de mieux exporter. Notre organisation soutient activement le commerce de proximité, notamment le maintien des marchés qui sont un vecteur économique essentiel des territoires. Nous défendons et valorisons également les intermédiaires du secteur alimentaire qui sont le cœur de l’économie de proximité afin de ne pas tout miser sur le circuit court. Enfin, la CPME sera vigilante à éviter aux entreprises toutes nouvelles mesures contraignantes (déchets, gaspillages…) sans étude d’impact préalable.