[Communiqué] Grève de la CGT-RATP : une grève égoïste, nuisible, à contretemps et dommageable

L’organisation patronale francilienne appelle solennellement les partenaires sociaux à la responsabilité et le Gouvernement à la fermeté.


Paris, le 9 novembre 2022. La CPME Paris Île-de-France déplore très vivement le choix de la CGT-RATP d’appeler les agents des autobus, métros, trains et tramways franciliens à la grève du mercredi soir 9 novembre au vendredi matin 11 novembre :

  • Cette grève est égoïste, car elle est décidée par et pour une seule catégorie de travailleurs ;
  • Cette grève est nuisible, car elle pénalise sans discrimination les collaborateurs, les fournisseurs et les clients des TPE-PME, mais aussi tous les travailleurs et les usagers à Paris et en Île-de-France, les uns étant privés de la liberté de travailler tandis que les autres sont privés de celle d’aller et de venir ;
  • Cette grève est à contretemps, car elle intervient dans un contexte économique difficile pour les TPE-PME franciliennes, avec l’inflation de tous les prix, notamment de l’énergie, l’insécurité des approvisionnements en matières premières, la dette fiscale, la dette sociale et la pénurie de main-d’œuvre ; et dans un contexte pénible des transports en commun, avec des difficultés sur le réseau de bus et des temps d’attente rallongés dans un métro bondé ;
  • Cette grève est dommageable, car elle nourrit un peu plus une certaine image négative de Paris à 600 jours des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

« Nous sommes par ailleurs très préoccupés par le fait que cette grève puisse constituer un coup de semonce visant à intimider les pouvoirs publics en amont de futurs combats syndicaux contre, par exemple, la réforme du régime spécial de retraite des agents de la RATP. Pour mémoire, les grèves de décembre 2019 et janvier 2020 avaient durement paralysé l’Île-de-France pendant 5 semaines : nous ne pouvons vraiment pas nous offrir une nouvelle fois ce luxe ! », alerte Bernard COHEN-HADAD, Président de la CPME Paris Île-de-France. « Avec l’enchaînement des grèves, à peine le blocage des raffineries terminé, attention à ce que la région capitale ne finisse par être perçue comme une agglomération où il est difficile de vivre, de travailler et de se déplacer en toute liberté toute l’année. Ce serait difficilement réversible », prévient-il.


C’est pourquoi la CPME Paris Île-de-France appelle solennellement :

  1. Les partenaires sociaux à la responsabilité, en renouant d’urgence le fil du dialogue pour
    que cette grève soit strictement limitée dans le temps ;
  2. Le Gouvernement à la fermeté, en faisant strictement respecter le service minimum dans les transports publics du 9 au 11 novembre, et en envisageant de le renforcer pour mieux lutter contre une « gréviculture » de la CGT-RATP qui abuse du droit de grève et confine au pouvoir de nuisance.

L’organisation patronale rappelle enfin que le travail doit retrouver une place centrale dans la société et que le soutien à l’activité et à la formation est la meilleure façon de répondre à de nombreuses questions sociales, à commencer par le pouvoir d’achat des Franciliens via leurs salaires. L’emploi est certainement plus que jamais le meilleur allié du pouvoir d’achat, en créant les conditions de l’augmentation des salaires et de la redistribution des richesses produites.

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