Réforme de l’assurance-chômage : faire face aux difficultés de recrutement des entreprises

En Conseil des ministres ce mercredi 7 septembre, le Gouvernement a officialisé le lancement de la réforme de l’assurance-chômage.

Son principal objectif est de pallier les difficultés de recrutement des entreprises tout en mettant fin aux abus.

Refusée catégoriquement par les syndicats, la nouvelle assurance-chômage prévoit un calcul de l’indemnisation en fonction de la conjoncture.

Une première réforme de l’assurance chômage en 2019

Figurant parmi les promesses de campagne d’Emmanuel Macron en 2017, une première réforme de l’assurance-chômage avait été engagée entre 2019 et 2021.

Elle visait à limiter le recours abusif aux contrats courts, à rendre le travail plus rémunérateur que l’inactivité et enfin à recruter massivement de nouveaux conseillers pour un meilleur accompagnement des personnes sans emploi.

Cette première réforme est venue modifier le calcul de l’indemnisation. Actuellement sont donc pris en compte les jours travaillés et les jours non travaillés des 24 mois qui précèdent le chômage.

L’urgence d’une seconde réforme de l’assurance chômage

Il est « insupportable d’être encore à un taux de chômage de 7,4 % et d’avoir dans le même temps un retour unanime des chefs d’entreprises sur les difficultés de recrutement » martèle Olivier Dussopt, ministre du Travail.

Pour le Gouvernement, il y a urgence, et il compte bien sur cette nouvelle réforme pour répondre aux difficultés de recrutement en faisant dépendre le calcul de l’indemnisation de la conjoncture.

De ce fait, l’assurance-chômage ne dépendra plus uniquement de la situation du chômeur, elle dépendra également des tensions du marché du travail.

Ainsi, « quand ça va bien, on durcit les règles et, quand ça va mal, on les assouplit », résume le ministre du Travail.

Réformer, une priorité pour la CPME

Pour la CPME, réformer l’assurance-chômage est une urgence. Selon une récente enquête de la CPME, 94% des chefs d’entreprise qui cherchent à recruter rencontrent des difficultés.

Ce contexte révèle la nécessité d’engager une réforme de l’assurance-chômage afin de mettre un terme aux abus qui ébranlent les entreprises et les demandeurs d’emploi.

Au micro de France Inter le 7 septembre, François Asselin, président de la CPME, a estimé que resserrer les règles d’indemnisation des chômeurs permettrait de palier la pénurie de recrutement toujours prégnante. A écouter ici.

La CPME défend une modulation de la durée des allocations chômage et des conditions d’accès à l’indemnisation en fonction de la situation du marché du travail, suivant des critères objectifs prédéterminés.

Enfin, la CPME préconise un meilleur accompagnement des demandeurs de l’emploi en systématisant une “Préparation Opérationnelle à l’Emploi” (POE) pour former une personne à un poste déterminé.

Vous rencontrez des difficultés pour recruter ? Contactez-nous !

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