Castex souhaite « investir massivement dans la formation des salariés et des chômeurs »

Castex souhaite « investir massivement dans la formation des salariés et des chômeurs »

Dans une interview publiée ce lundi 27 septembre dans Les Echos, le Premier Ministre Jean Castex a affirmé son objectif de « former 1,4 million de demandeurs d’emploi en 2022 ». Le chef du gouvernement a également annoncé l’extension des aides à destination du recrutement des alternants et demandeurs d’emploi « sur toute l’année 2022 ».

Pour la formation professionnelle, Jean Castex avance un chiffre : « mobiliser 1,4 milliard d’euros supplémentaires sur 2021 et 2022, dont 900 millions dès cette année ».

Une réforme, trois leviers

La réforme de l’assurance chômage

Le Premier ministre reste convaincu que la lutte contre les contrats courts payés « de façon indue par l’assurance chômage« . S’il n’a pas d’objectifs chiffrés, il entend mettre en œuvre l’intégralité de cette réforme d’ici le 1er décembre 2021.

Des métiers plus attractifs

Afin d’améliorer l’attractivité des emplois, le gouvernement a invité de nombreuses branches professionnelles à « ouvrir des négociations sur les salaires, à fortiori lorsqu’ils sont inférieurs au SMIC ». Ces négociations ont d’ores et déjà démarré dans quelques branches professionnelles.

Par ailleurs, le Premier Ministre ajoute que « C’est l’intérêt de ces entreprises de régler leurs problèmes d’attractivité. Je pense au secteur hôtellerie-café-restaurant ou aux industries agroalimentaires. »

Une formation professionnelle renforcée

Axe majeur de cette réforme, l’annonce par Jean Castex en faveur de la formation par « la mobilisation de « 1,4 milliard d’euros supplémentaires sur 2021 et 2022, dont 900 millions dès cette année et 500 millions l’année prochaine. »

Pour les PME de 51 à 300 salariés, « qui n’ont plus accès au fonds mutualisés depuis la réforme de 2018 », le Premier ministre annonce la mise à disposition de 600 millions d’euros pour former les salariés. Ces PME auront de nouveau accès au fonds mutualisé, afin de « booster la formation des salariés de PME ».

Autre choix du chef du gouvernement, « privilégier au maximum les formations en entreprise, directement opérationnelles ». Des conventions avec Pôle Emploi et les Régions viendront entériner cette stratégie.

Pour la CPME, le recours plus important au POEI s’inscrit effectivement dans une dynamique de relance du marché de l’emploi.

Enfin, le recours aux contrats de professionnalisation pour les chômeurs de plus d’un an sera mis en avant, et l’aide à l’embauche des alternants sera accessible à tous les profils jusqu’à fin 2022.

Le revenu d’engagement, autre outil phare

Ce revenu permettra que chaque jeune puisse bénéficier d’un parcours vers l’emploi dans lequel ses besoins seront évalués et un accompagnement individualisé et adapté à ses difficultés lui sera proposé.

Les jeunes qui ont des difficultés financières percevront un revenu dans le cadre de cet accompagnement. Ils devront par ailleurs signer un contrat d’engagement. Il s’agit d’un engagement réciproque entre les acteurs du service public de l’emploi et les jeunes.

Le revenu d’engagement pour les jeunes reposera donc sur trois piliers :

  • un accompagnement individualisé, grâce à la mobilisation des solutions du plan « 1 jeune, 1 solution » qui se poursuivra, pour coller au plus près des besoins de chaque jeune ;
  • un revenu pour tous les jeunes en ayant besoin ;
  • un engagement réel du jeune, qui conditionnera le versement du revenu.

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