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Voies sur berge, les nouvelles mobilités

Grand Paris
piétonisation

Le 26 septembre 2016, le Conseil de Paris a voté la piétonisation définitive des 3,3 km de la voie Georges Pompidou, avec effet immédiat. Dès l’annonce, la CPME Paris Ile-de-France a regretté que cette décision ait été prise de manière unilatérale et sans concertation du monde économique.

Les PME majoritairement pénalisées

Afin de faire entendre la voix des TPE/PME et être force de propositions sur ce dossier, la CPME Paris Ile-de-France a lancé une « enquête à chaud » auprès de ses adhérents. Cette enquête s’est déroulée entre le 1er et le 31 octobre et a permis d’obtenir 443 réponses d’artisans, de commerçants ainsi que de dirigeants d’entreprises issues des secteurs de l’industrie et des services.

Les lacunes des transports alternatifs

En effet, penser la place de l’automobile, notamment dans une ville comme Paris, est l’affaire de tous y compris des TPE et PME. En l’absence de nouveaux modes de déplacements alternatifs, la fermeture des voies peut entrainer un surcroit de charges et de coûts pour les entreprises. Plus concrètement, les professionnels du dépannage doivent-il prendre les transports en commun, munis de leur caisse à outils et leurs matériels, pour réparer en urgence une fuite d’eau, ouvrir une serrure crochetée ou débloquer une personne dans un ascenseur ? Comment faciliter l’intégration des travailleurs handicapés alors que la majorité des stations de métro ne sont toujours pas accessibles aux personnes handicapées moteurs ?

La santé et le principe de précaution

Tous les partisans de la fermeture des voies sur berges mettent en avant qu’il ne s’agit que d’un petit tronçon et que la santé de tous doit privilégier le confort des automobilistes. En déplaçant le trafic sur les itinéraires de report on ne fait que déplacer les zones de pollution. D’autant que l’augmentation des embouteillages entraine une augmentation des gaz d’échappement. Le risque sanitaire est aussi celui de la pénibilité pour les patrons et leurs salariés : plus de temps passé au volant c’est plus de stress, plus de risque d’accident et plus de mal-être au travail. Ne sous-estimons donc pas ces contraintes qui ont un coût humain et social.

Adapter les métiers de l’automobile

En Île-de-France, les professionnels de l’auto s’adaptent aux technologies nouvelles, s’occupent de la vente, de l’entretien, du diagnostic, de la location… Ils représentent 18 600 entreprises, 71 300 salariés et 8 200 apprentis. Ces métiers passionnent les jeunes et méritent d’être valorisés. Attention donc de ne pas mettre en danger ce secteur d’activité

Penser les nouvelles mobilités

La CPME Paris Ile-de-France participe également à « l’Observatoire concernant l’expérimentation de la fermeture de la voie sur berge, rive droite », mené par la Métropole du Grand Paris chargé d’évaluer les conséquences de la fermeture des berges sur l’activité économique des entreprises, mais également le niveau de bruit, le trafic et la pollution atmosphérique. Après plusieurs réunions et auditions la CPME Paris ile-de France prend acte de la fermeture des voies sur Berges et demande la création d’un observatoire des nouvelles mobilités auxquelles les PME seraient réellement associées.