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Ils avaient sacrifié leur printemps, nous devions tout faire pour ne pas sacrifier leur avenir

Ile-de-France
Les pouvoirs publics ont mis en place de multiples dispositifs d’appui et de soutien aux entreprises. Pourtant, de nombreux commerçants restent inquiets face à la difficulté qu’ils ont à payer leur loyer depuis le début de l’obligation de fermeture administrative, et aux conséquences que cela peut engendrer.

Ils avaient sacrifié leur printemps, nous devions tout faire pour ne pas sacrifier leur avenir : la CPME Paris Ile-de-France se félicite du plan massif pour l’emploi des jeunes présenté par le Gouvernement.

Paris, le jeudi 23 juillet 2020

Alors que 7 à 800 000 jeunes sont attendus en septembre sur le marché du travail dans un contexte de grave crise économique impactant les TPE-PME franciliennes, la CPME Paris Île-de-France se félicite du plan massif pour l’emploi des jeunes présenté par le Gouvernement le 23 juillet.

“Ils avaient sacrifié leur printemps et se retrouvent avec une perspective professionnelle bouchée : à notre tour, nous devions donc tout faire pour ne pas sacrifier leur avenir en lançant un véritable plan Marshall !” estime Bernard COHEN-HADAD , président de la CPME Paris Ile-de-France.

Parmi les mesures de ce plan de 6,5 milliards d’€ sur 2020-2021, la CPME Paris Île-de-France considère que les aides au recrutement en contrat d’apprentissage et de professionnalisation (5 000 € pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8 000 € pour un majeur)
ou en contrat de travail classique (1 000 € par trimestre pendant 1 an maximum pour tout jeune de moins de 25 ans recruté entre août 2020 et janvier 2021 sur un contrat d’au moins 3 mois jusqu’à 2 Smic) seront tout particulièrement utiles pour les TPE-PME franciliennes qui, du fait des difficultés qu’elles rencontrent, peinent à maintenir leurs efforts pour le développement de l’apprentissage et de l’emploi des jeunes.

Auteur d’un récent rapport du Conseil économique, social et environnemental régional d’Île-de-France (Ceser IDF) intitulé “Egalité pour une citoyenneté active des jeunesses d’Île-de-France”, Bernard COHEN-HADAD tient à rappeler :

  • une généralité française : “Les jeunes sont plus facilement précarisés que le reste de la population , peinent à s’insérer dans l’emploi et vivaient déjà sous le seuil de pauvreté pour 20% d’entre eux avant la crise” ;
  • une particularité francilienne : “La jeunesse francilienne est tout particulièrement hétérogène avec de profondes inégalités territoriales et sociales, des écarts très marqués dans l’accès à l’emploi, à la formation ou encore au logement, entre une jeunesse scolarisée ou en activité et une jeunesse pas ou peu diplômée, non-insérée, qui s’expose à un risque d’exclusion sociale”.