Retour

Gratuité des transports : Madame Hidalgo, les entreprises ne sont pas des tiroirs-caisse !

Communiqué

Gratuité des transports : Madame Hidalgo, les entreprises ne sont pas des tiroirs-caisse !

Paris, le 10 janvier 2019

La Maire de Paris conçoit une fois de plus sa politique de mobilité seule, sans concertation avec les entreprises franciliennes, pourtant moteur de l’économie et de l’emploi, qui seront les premières victimes des charges supplémentaires voulues par Anne Hidalgo.

Les entreprises franciliennes sont les premières sollicitées lorsqu’il s’agit de financer les transports. Rappelons que les employeurs assurent 51% des recettes de fonctionnement des transports franciliens, soit 4,8 milliards d’euros. À cela viennent s’ajouter les quelques 200 millions d’euros par an que les entreprises débourseront pour le financement du Grand Paris Express.

Ces postes de dépenses s’ajoutent déjà difficilement aux 500 millions d’euros annuels de taxes imposées aux employeurs. Les entreprises ne peuvent pas et ne doivent pas être vues comme de simples tiroirs-caisse servant à financer les politiques de transport.

De plus, dans le contexte économique actuel, l’imputation de nouvelles charges ne ferait que pénaliser lourdement, encore, les entreprises d’Ile-de-France, qui paient toujours le lourd tribut causé par le mouvement des Gilets jaunes, des pertes qui s’élèvent à hauteur de 40% du chiffre d’affaires en décembre 2018, et qui ne seront jamais amorties.

Il est évident que la question des transports doit être adressée rapidement, mais avec concertation et dialogue. En effet, alors de nombreux services de transports (scooters, trottinettes, vélos) se développent de façon plus ou moins erratique pour répondre à un besoin que Paris n’a pas su adresser, la Mairie doit être en mesure de proposer une véritable politique de mobilité qui prend en compte et consulte tous les acteurs du territoire, y compris les TPE-PME.